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Claude Code|19 juin 2026|7 min de lecture

Un an de Claude Code : ce qui a vraiment changé dans ma façon de construire

Claude Code est sorti il y a un an dans une réaction feutrée. Aujourd'hui, les gens dirigent des flottes d'agents, parfois depuis leur téléphone. Les deux grands bonds, les habitudes qui sont restées, et ce que cela signifie pour notre façon de travailler.

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Guillaume Rufenacht

Product Manager IA · Lisbonne

Claude Code est sorti il y a un peu plus d’un an dans une réaction feutrée, une courte vidéo, deux ou trois réponses enthousiastes. Un an plus tard, les gens qui construisent avec ne rédigent plus vraiment de code, ils dirigent des flottes d’agents, parfois depuis leur téléphone. Voilà deux bonds énormes en douze mois, et la trajectoire en dit plus long sur la direction que prend la construction logicielle que n’importe quelle fonctionnalité prise isolément. Voici ce qui a réellement changé, et ce que cela signifie.

J’ai construit avec tout au long du parcours, du système SDR IA aux pipelines derrière Geonimo, alors voici cette trajectoire telle que je l’ai vécue.

Key takeaways

  • L'unité de travail est passée d'un agent que l'on supervise à des dizaines ou des centaines que l'on dirige.
  • Le réflexe fiable : corriger le système (une règle ou une compétence) quand l'agent se trompe, pour qu'il puisse tourner sans surveillance.
  • La confiance gagnée grâce à de bons réglages par défaut (auto-acceptation avec un classifieur de sécurité) est ce qui a rendu les flottes possibles.
  • Les routines, des agents qui repèrent et corrigent les problèmes de façon proactive, ont fait passer le SDK agent de l'idée à l'usage quotidien.
  • Les rôles fusionnent : PM, designers et analystes construisent désormais tous, et le jugement l'emporte sur la vitesse de frappe.

Deux bonds en un an

Le premier bond a été « je n’écris pas le code source, je parle à un agent qui l’écrit ». Le second, en train de se produire, c’est « je ne parle pas à un agent, j’en dirige plusieurs, ou je mets en place une routine qui les sollicite à ma place ». Il y a un an, travailler avec Claude Code signifiait six onglets de terminal et une tâche à la fois. Aujourd’hui, c’est une vue agent qui gère des worktrees, plusieurs agents en cours d’exécution simultanée, et, fait remarquable, une vraie part du travail lancée depuis un téléphone par télécommande. Le format ne cesse de changer parce que les modèles ne cessent de gagner en capacité, et la capacité achète l’autonomie.

Les habitudes qui sont restées

À travers tous ces changements, quelques principes ont tenu bon, et ce sont ceux qu’il vaut la peine d’intégrer, car ils survivront à n’importe quelle interface en particulier :

Corriger le système, pas l’instance. L’habitude la plus importante de toutes : quand l’agent commet une erreur, encoder la correction dans un endroit durable (une règle, une compétence) pour qu’elle ne se reproduise jamais. C’est ce qui permet à un agent de tourner longtemps sans vous.

La confiance par de bons réglages par défaut. Passer de l’approbation de chaque action à l’auto-acceptation avec un modèle qui vérifie la sécurité a été le déclic pour faire tourner de nombreux agents à la fois, et c’est, contre toute intuition, plus sûr que de valider machinalement des prompts sur lesquels votre regard a fini par glisser. Je décortique ces deux habitudes dans comment l’équipe d’Anthropic utilise Claude Code.

La routine est le nouvel agent

L’idée qui a transformé « on peut utiliser Claude Code de façon programmatique » en quelque chose sur quoi les gens s’appuient vraiment, ce sont les routines : des agents qui guettent le travail de façon proactive, un rapport de bug entrant, une vérification en échec, et proposent un correctif avant même qu’un humain ne regarde. Le moment troublant, c’est quand votre propre agent vous annonce que quelqu’un d’autre a déjà corrigé ce que vous vous apprêtiez à faire. La revue de code, la surveillance de la CI, les rebases, les corvées qui remplissaient autrefois une journée, s’effacent en arrière-plan. Le bond, c’est de passer de parler à un agent à déléguer à une boucle.

Le basculement plus profond

Il existe un vieux cas d’étude de la Harvard Business Review sur la raison pour laquelle les ordinateurs n’ont d’abord pas dopé la productivité : les entreprises ont greffé un PC sur un processus papier au lieu de tout reconstruire autour. Les équipes qui tirent un vrai levier de l’IA font l’inverse, elles placent l’agent au centre de la façon dont le travail se fait, et non sur le côté. Cette réorganisation, et non l’outil, est le véritable changement.

Ce que cela signifie pour notre façon de travailler

Quand l’agent écrit le code, la compétence rare cesse d’être la frappe et devient le jugement : le goût produit, la formulation claire du problème, savoir ce qui vaut la peine d’être construit. C’est pourquoi les rôles fusionnent, designers, PM, et même les profils finance et data construisent désormais directement, et les ingénieurs livrent de bout en bout. Cela récompense exactement le profil que j’ai cultivé : quelqu’un doté d’un jugement produit qui sait aussi construire. Un an plus tard, le plus frappant n’est pas tout ce que l’outil sait faire, c’est à quel point le métier a changé autour de lui.

À retenir

En un an, Claude Code est passé d’une nouveauté à une façon de travailler : des flottes d’agents plutôt que des sessions isolées, des routines plutôt que des prompts manuels, le jugement plutôt que la frappe. Les détails vont continuer à changer vite, le geste durable est de placer l’agent au centre et d’y apporter le goût.

Je construis ainsi tous les jours, voyez construire avec Claude Code, ce que j’ai livré, ou prenez contact.

Questions fréquentes

Comment construire avec Claude Code a-t-il changé en un an ?

De l'écriture du code source, à parler à un seul agent qui l'écrit, à diriger de nombreux agents ou mettre en place des routines qui les sollicitent, deux grands bonds en douze mois, avec désormais une vraie part du travail lancée depuis un téléphone.

Quelle habitude compte le plus pour travailler avec Claude Code ?

Corriger le système, pas l'instance. Quand l'agent se trompe, encoder la correction dans une règle ou une compétence durable pour qu'elle ne se reproduise jamais. C'est ce qui permet à un agent de tourner sans surveillance.

Qu'est-ce qu'une routine dans ce contexte ?

Un agent qui guette le travail de façon proactive, un rapport de bug entrant, une vérification en échec, et propose un correctif avant qu'un humain ne regarde. Les routines ont fait passer l'usage programmatique des agents de l'idée à quelque chose sur quoi les gens s'appuient au quotidien.

L'IA signifie-t-elle qu'on n'a plus besoin d'ingénieurs ?

Tout l'inverse de l'histoire effrayante : quand l'agent écrit le code, la compétence rare devient le jugement, le goût produit, la formulation du problème, savoir ce qui vaut la peine d'être construit. Les rôles fusionnent, et ce profil prend de la valeur, il n'en perd pas.

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